Notre projet éducatif

  • Privée hors contrat pouvant accueillir des enfants de 2 ans et demi à 12 ans
  • Suivant le programme de l’éducation nationale
  • Inspirée de différentes pédagogies qui ont fait leur preuves
  • Bilingue Français / Anglais , ouverte sur le monde
  • Favorisant la richesse de la diversité
  • Donner confiance en l’école
  • Établir dès le début de la scolarité une relation de confiance, déterminante pour les rapports que l’enfant entretiendra avec la société une fois devenu adulte.
  • Susciter la curiosité et le désir d’apprendre, qualités qui serviront l’enfant tout au long de son existence.
  • Pratique de l’éducation bienveillante pour favoriser le lien de confiance.

Chaque enfant est différent et a des besoins spécifiques . C’est pourquoi, nous limiterons donc nos effectifs à dix neuf élèves par classe. Les enseignants assureront un suivi individualisé, ils vérifieront ainsi  que l’enfant acquiert les compétences nécessaires à son rythme. Il s’agira d’adapter nos enseignements à chaque élève, et non de forcer les élèves à se plier au rythme des programmes.

Nous pensons que l’une des clés de la réussite scolaire est la relation de confiance qui doit s’installer entre la famille de l’enfant et l’école. Afin de favoriser un dialogue permanent, une élection de parents délégués, représentant des familles, sera organisée à chaque rentrée scolaire. Un conseil d’école, composé de la direction, des enseignants et des délégués des parents, se réunira régulièrement pour discuter des améliorations à apporter au fonctionnement de l’établissement. Des journées portes ouvertes seront programmées tout au long de l’année afin d’ouvrir l’école aux familles et de permettre aux enfants de faire découvrir leurs travaux à leurs parents. Bien entendu, tout au long de l’année scolaire, le personnel de l’école sera disposé recevoir les parents qui en feraient la demande afin de discuter d’un point particulier concernant leur enfant.

  • Favoriser la réussite scolaire et de manière plus générale contribuer à l’épanouissement personnel de l’enfant.
  • À l’issue de la scolarité élémentaire, l’enfant maîtrise la langue française écrite et parlée. Il a, en outre, des repères solides en histoire, géographie, sciences et parle couramment anglais.
  • Au-delà des connaissances, l’enfant acquiert une confiance en lui-même et en ses capacités, en l’école et en ce qu’elle lui apporte Ainsi qu’une une aisance relationnelle et sociale.
  •  Ces atouts sont autant de forces qui lui permettront de poursuivre sa scolarité sereinement et de s’orienter professionnellement de manière choisie et non subie.

Déroulement de la scolarité

Le projet pédagogique vise dans son ensemble à favoriser la réussite scolaire de l’enfant, et au-delà son épanouissement personnel. Nous souhaitons que chaque enfant qui bénéficie de nos méthodes ait acquis une maîtrise de la langue française écrite et orale à son niveau élémentaire, du calcul et des problèmes simple , des connaissances qui lui permettent d’avoir des repères solides et communs en histoire, géographie et sciences, ainsi que la maîtrise de l’anglais. Au-delà de ces connaissances, l’enfant aura acquis une confiance en l’école et en ce qu’elle lui offre, une confiance en lui et en sa capacité à progresser, ainsi qu’une aisance sociale et relationnelle.

Tous ces atouts sont autant de forces qui lui permettront de poursuivre sa scolarité sereinement et de s’orienter professionnellement de manière choisie et non pas subie.

Tout au long de la scolarité, nous pratiquerons l’éducation bienveillante : nous sommes là pour établir un lien de confiance et donner l’envie d’apprendre. cela ne peut se faire dans la sanction et la sévérité.
Par ailleurs, nous privilégierons l’entraide entre élèves : la responsabilisation des enfants a des effets hautement positifs, elle favorise le lien social. Et permet aux plus avancés d’apporter leur aide à ceux qui le sont moins sans pour autant nuire à leur Rythme d’apprentissage. Ainsi les enfants qui rencontrent des difficultés ne se sentent pas rejetés et sont pleinement intégrés .

Pour les classes de maternelle, nous pratiquerons la pédagogie Montessori. En effet, cette  méthode est selon nous la mieux adaptée au rythme d’apprentissage des 3-6 ans elle donnera dès le départ aux enfants l’envie de découvrir et d’exercer leur curiosité sur des ateliers d’apprentissage.Cette pédagogie permettra également d’aborder l’école avec confiance et plaisir, ce qui sera un tremplin précieux pour les années à venir.

Dès le CP, nous approfondirons l ’apprentissage de l’écriture (entamé en maternelle) avec la méthode alphabétique, qui permet à l’enfant de s’exercer dans le tracé des lettres (ponts, cannes, cercles, etc.) , Nous pourrons ainsi aborder l’apprentissage de la lecture avec la méthode syllabique. Pour le calcul, nous utiliserons la méthode Singapour, dans le prolongement de la pédagogie Montessori, elle permet de partir de manipulations concrètes des objets mathématiques, en introduisant des « histoires » pour susciter le plaisir d’apprendre et conduire l’enfant à la maitrise du calcul.

À partir du CE1, nous appliquerons la méthode mise au point par Elisabeth Vallié-Nuyts, fruit de longues années de recherche, ell consiste à oraliser en permanence l’enseignement de la grammaire, afin que celle-ci  soit  structurante pour l’enfant, c’est-à-dire qu’elle lui permette  de se construire comme sujet de sa pensée et de ses actions. Comme  elle, nous pensons qu’un langage clairement enseigné est la clé d’une pensée construite et riche, qui peut dès lors communiquer les autres. Cette méthode permet l’apprentissage précis du français oral et écrit, est particulièrement adaptée pour remédier aux problèmes DYS (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, etc.) et TDAH (hyperactivité) en permettant à l’enfant de prendre conscience de son corps, et elle apporte enfin une solution aux pulsions violentes liées à la frustration de l’expression de soi-même.

Bien entendu, en plus de l’attention particulière portée à l’apprentissage de la langue française écrite et parlée, et ainsi que des mathématiques, les enfants bénéficieront d’un enseignement destiné à enrichir leur culture générale dans les domaines de l’histoire, de la géographie et des sciences, enseignement qui respectera l’évolution de leur faculté de compréhension de leur environnement.

Dans une société ouverte sur le monde, grâce au progrès des technologies de la communication, un enseignement complet ne peut se concevoir sans l’apprentissage dès le plus jeune âge, d’une langue étrangère, et ce afin de garantir la maîtrise complète de cette langue à l’issue de la scolarité de l’enfant. Dans cet objectif, une partie du personnel recruté sera anglophone et ne s’adressera aux enfants qu’en anglais, ce qui favorisera leur écoute, leur vocabulaire et leur accent. 

Enfin, en abordant l’année de CM2, en classe préparatoire à l’entrée au collège, nous réintroduirons petit à petit les notes dans le système d’évaluation, tout en gardant le fonctionnement que nous avons expliqué ci-dessous, toujours dans le but de garantir un parcours personnalisé.

L’évaluation des progrès d’apprentissage des enfants se fera par compétence. Ce système permet d’éviter aux enfants de se sentir réduits à une note, de même  évite la compétition, et donc la stigmatisation de ceux qui rencontrent des difficultés. Chaque enfant est différent, suit, de fait un parcours d’apprentissage qui lui est propre. Il ne nous semble pas constructif ni épanouissant de comparer ce parcours à d’autres. Il ne faut pas non plus oublier que certains enfants peuvent rencontrer de réelles difficultés, ce qui demandent une adaptation très particulière. Dans ce cas, un dialogue sera établi avec les parents afin d’accompagner au mieux l’enfant en difficulté.

Ce système permet de garantir la sérénité des enfants, leur confiance en eux et leur plaisir d’apprendre : ils n’ont plus peur de la note qui leur apparaît comme un verdict, ils n’apprennent donc pas pour obtenir de bonnes notes, mais bien pour s’enrichir eux-mêmes.

Cependant, afin de pouvoir garantir aux parents la possibilité de changer leur enfant de parcours scolaire dès qu’ils le souhaitent, nous organiserons trois fois par an, en début, milieu et fin d’année, des examens nous permettant de livrer une évaluation des apprentissages par rapport au système scolaire classique. Les résultats obtenus seront délivrés aux familles de manière individualisée, toujours afin d’éviter un système de compétition stigmatisant.

Dans cet état d’esprit, nous ne souhaitons pas mettre en ligne, via une plateforme de gestion scolaire accessible à tout moment aux parents, les validations de compétence des enfants. Une telle évaluation doit être éclairée par un professionnel, c’est pourquoi nous organiserons à la veille de chaque période de vacances scolaires une rencontre parents-enseignant, visant à faire le point sur les apprentissages de l’enfant.
réduits

L’éducation physique et sportive participe au développement psychomoteur de
l’enfant mais va bien au-delà. Le sport contribue à renforcer les capacités de
concentration de l’enfant dans ses autres apprentissages, améliorer la confiance en soi et donc sa capacité à résoudre des problèmes de la vie quotidienne, à adopter des comportements de responsabilité, de solidarité et de citoyenneté indispensable à la vie sociale.

Il contribue également à développer son autonomie grâce à une connaissance de son corps et une meilleure maîtrise de celui-ci. Le sport permet de se libérer si l’enfant est débordant d’énergie ou s’il est de nature plus timide.

Les activités sportives auront lieux  deux fois par semaine au gymnase du grand parc.

Le personnel

L’équipe est constituée d’enseignants, éducateurs, animateurs, intervenants, tous passionnés d’éducation et ayant une approche bienveillante.
Nous voulons offrir un programme d’enseignement très complet avec des professeurs hautement engagés et formés à nos différentes méthodes pédagogiques.

La « pédagogie scientifique » de Maria Montessori

Célèbre pédagogue italienne, le docteur Maria Montessori (1870-1952) a créé une méthode pour l’éducation des enfants qui a rencontré un très grand succès, en Italie d’abord, puis dans le monde entier.

Impliquée au début de sa carrière dans des recherches sur l’éducation des enfants « déficients », elle étudia avec attention les écrits d’un médecin français du milieu du 19° siècle, Édouard Seguin. Elle appliqua ses conseils dans la classe expérimentale dont elle avait la charge, et obtint des résultats spectaculaires. C’est alors qu’elle eut une idée qui devait avoir un immense impact : utiliser ces méthodes pour l’éducation des enfants « normaux ».
« Je pensais que les méthodes que j’utilisais au profit des faibles d’esprit contenaient des principes plus rationnels que celles qui étaient utilisées dans les écoles pour les enfants normaux. La voix de Seguin résonnait en moi comme celle du Précurseur qui criait dans le désert, et mes pensées étaient remplies de l’immensité et de l’importance d’un travail qui pouvait avoir la capacité de réformer l’école et l’éducation  ».

Animée par cette conviction, elle se mit à l’œuvre. Du fait de sa formation scientifique, elle comprenait que seule l’observation des enfants et de leurs réactions, conduite de manière rigoureuse, lui permettrait d’élaborer la pédagogie efficace dont elle avait l’intuition. Elle fit dans les classes d’enfants normaux qu’on lui permit de créer (les « Case dei Bambini » ou Maisons des Enfants), expérience sur expérience, progressant, affinant sans cesse ses idées et son matériel pédagogique.

Les qualités innées des enfants :
Les enfants sont naturellement des expérimentateurs, des explorateurs de leur environnement, de courageux travailleurs : « curieux de tout, capables d’une extraordinaire concentration et prêts à tout absorber comme les éponges absorbent l’eau » (L’esprit Absorbant).

« Il s’agit de défendre le droit de l’enfant d’être actif, d’explorer son environnement et de développer son patrimoine intérieur à travers toutes sortes de recherches et d’efforts créatifs. Éduquer consiste à guider l’activité, pas à la réprimer… Le rôle du maître est de nourrir, d’aider, d’observer, d’encourager, de guider, d’inciter, et non pas de se mêler, d’ordonner ou d’interdire. »

Le développement de l’enfant avec un matériel pédagogique approprié :

Une grande partie du travail porte sur le développement des sens, la coordination des gestes, l’observation du monde extérieur, certains aspects de la vie pratique et de la vie sociale, certaines opérations intellectuelles, lire écrire, les nombres, l’arithmétique, la nature, etc. Il consiste en l’acquisition par l’enfant d’une familiarité avec des objets qu’il doit manipuler ou utiliser : Objets de l’environnement ordinaire mais aussi matériels pédagogiques variés qui représentent les réalités concrètes ou abstraites qu’ils doivent comprendre.

« Quand le phénomène de communication entre l’esprit de l’enfant et l’objet est survenu, et que quelque chose de réel attire son attention, nous pouvons dire (que le processus s’est enclenché). Tout se réduit alors à diriger l’intérêt sur des activités successives. »

Les éducateurs et leur mission :

L’éducatrice (il allait de soi, à l’époque, qu’il s’agissait d’un métier féminin) doit « aider là où c’est nécessaire. Elle doit avoir pour chacun un sourire, un mot d’encouragement. Elle doit veiller sur l’enfant qui se trompe, qui ne réussit pas, qui reste inactif. Elle doit s’approcher, délicatement, proposer un travail, montrer comment on se sert du matériel. Elle doit suivre un à un ces enfants, surveiller personnellement tout ce qu’ils font. Il faut qu’elle remarque les besoins de chacun, et qu’elle soit là quand on a besoin d’elle. 

Il ne faut pas qu’elle interrompe un enfant. C’est sous la savante direction d’une telle maîtresse, et dans une ambiance ou personne n’est dérangé, que les enfants finissent toujours par s’intéresser à un travail. »
« Il faut laisser les enfants exercer leurs qualités innées, et bien entendu ne rien faire qui puisse les étouffer. »
« Toute manifestation dont le but est utile, sous quelque forme qu’elle se présente, doit être non seulement permise, mais aussi observée par le professeur.

Dans notre système la maîtresse doit être une influence beaucoup plus passive qu’active. Sa passivité doit être composée d’une grande curiosité de type scientifique et d’un absolu respect pour le phénomène observé.

On ne mesurera jamais la gravité des conséquences d’une attitude qui aboutit à « étouffer » un acte spontané quand l’enfant commence à peine à être actif. C’est la vie que nous étouffons. Nous devons respecter religieusement, avec révérence, ces premières manifestations de l’individualité. Il est indispensable d’éviter tout arrêt d’un mouvement spontané (il est évident qu’on ne parle pas ici d’actes inutiles ou dangereux qui doivent être supprimés, éliminés). Il est indispensable aussi d’éviter d’imposer des tâches arbitraires. »

Liberté et discipline :

Le principe fondamental de la « pédagogie scientifique » est la liberté de l’élève : « Cette liberté qui permet le développement de l’individu est une manifestation spontanée de la nature des enfants. » 
« C’est une idée que les tenants des méthodes des écoles ordinaires ont beaucoup de mal à comprendre » car, se demandent-ils, comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ? 
« Nous nous faisons, certes, une idée de la discipline différente de celle qui est généralement acceptée. En fait lorsque est atteint un parfait état de liberté, apparaît la discipline, solennelle et simple » qui se rencontre chaque fois qu’il s’agit de créer quelque chose. 
« La discipline qui naît de la liberté, est nécessairement active. »

« Nous ne considérons pas qu’un enfant soit discipliné quand ses professeurs ont réussi à le rendre aussi silencieux qu’un muet et aussi immobile qu’un paralytique. Un tel individu n’est pas discipliné mais annihilé. Nous disons d’un individu qu’il est discipliné quand il est maître de lui-même et qu’il est capable de contrôler sa conduite dans les occasions où il faut suivre des règles. »
des leçons collectives ou de longues leçons individuelles, s’abstenir d’insister ou de répéter) alors ils pensent : « mais tout le monde peut faire ça ! » ou encore ils pensent qu’on leur demande de ne pas être vraiment des professeurs. »

Le plus difficile, pense-t-elle, c’est « de leur apprendre à observer avec attention, comme les scientifiques observent les phénomènes qu’ils étudient ».
« Il faut qu’ils apprennent à laisser faire le matériel pédagogique car, d’une certaine façon, c’est le matériel qui est le véritable professeur et qui dirige dans le détail le travail de l’enfant. »

Faire l’inverse de ce que l’on fait dans une école traditionnelle :

Pour mieux faire comprendre sa méthode, Maria Montessori ne mâche pas ses critiques à l’endroit des méthodes d’enseignement pratiquées dans les écoles de son temps. Ce qu’il faut faire, nous dit-elle, c’est parfois… exactement le contraire !
« Les professeurs ont souvent le préjugé qu’ils sont en train d’éduquer des personnalités inférieures et qu’ils doivent se mettre au niveau de ceux qu’ils éduquent. C’est pour cette raison qu’ils ne réussissent pas. Ceux qui éduquent les enfants ont souvent aussi cette idée, qu’ils ont affaire à des bébés, et ils les approchent avec des jeux et des histoires ridicules. Il est bien évident qu’au lieu de tout cela, nous devons faire appel à l’homme qui gît, dormant, dans l’âme des enfants ».

« Nous ne connaissons que trop le triste spectacle du professeur qui, dans les écoles traditionnelles, doit introduire un certain nombre de choses dans la tête des élèves et qui pour réussir cette tâche stérile se sent obligé d’imposer une parfaite immobilité ; les punitions et les récompenses lui servant d’aide pour forcer à rester dans cette attitude ceux qui sont condamnés à l’écouter. Punitions et récompenses sont des encouragements à l’effort artificiel et forcé. » Et naturellement, l’effort ne doit jamais être forcé.

Pourquoi la méthode de « Singapour » ?

Tout simplement parce que les élèves de ce pays sont les meilleurs du monde en mathématiques. La méthode de Singapour est une méthode de mathématiques complète pour le primaire, inspirée des livres conçus par le Ministère de l’Education de Singapour. L’étude internationale TIMSS (Trends in International Mathematics and Sciences Studies) qui se base sur des tests menés tous les 4 ans auprès des élèves de CM1 et de 4ème de plus de 50 pays, classe en effet les élèves de Singapour à la première place mondiale. (http://timss.bc.edu)
Bien que cette méthode existe depuis 1982, c’est seulement à partir des années 2000 qu’elle a commencé à être connue internationalement. Elle est maintenant utilisée dans de nombreux pays et a fait partout la preuve de son efficacité.

Qu’est-ce que l’approche « concrète-imagée-abstraite » ?

Le principal enjeu de l’enseignement des mathématiques au primaire est d’aider les élèves à passer du monde concret qui leur est familier à une vision abstraite, c’est-à-dire déterminée par des règles, des lois et des principes immuables. Par exemple, les élèves savent très vite compter trois gommes en les manipulant. Le premier enjeu de l’année de CP est de les aider à comprendre que le chiffre « 3 » représente ces trois gommes. Voici donc la démarche de la méthode de Singapour :

1)    Les élèves sont d’abord confrontés aux notions mathématiques par la manipulation d’objets. (Par exemple, ils vont apprendre l’addition en manipulant des cubes ou des jetons). C’est l’étape concrète.
2)    Ensuite, les objets sont remplacés par des images qui les représentent. Ainsi, une pile de dix cubes représente le nombre dix, puis une pièce de dix centimes, etc. C’est l’étape imagée.
3)    Enfin, lorsque les élèves se sont familiarisés avec les concepts de la leçon, ils ne travaillent plus qu’à l’aide de chiffres et de symboles. C’est l’étape abstraite.

Pourquoi encourage-t-on les élèves à « dessiner des modèles » ?

Dessiner des modèles est un système ingénieux qui aide les élèves à résoudre les problèmes. Quand ils sont confrontés à un énoncé, ils sont encouragés à dessiner eux-mêmes une représentation visuelle de la question. Concrètement, ils vont dessiner des barres de différentes longueurs afin de déterminer quelles quantités sont données dans l’énoncé, quelles quantités sont inconnues, et quelles opérations vont les aider à trouver la solution.

La Méthode Elisabeth Vallié-Nuyts

La démarche proposée par Elisabeth Nuyts, logopédagogue (pédagogue de la parole), auteur de l’Ecole des Illusionnistes, prix Enseignement et Liberté 2002, s’appuie sur 30 années de recherches sur le terrain et de va-et-vient entre études de cas, neurophysiologie, psychologie, et pédagogie. Ayant pu comprendre comment se grippent certains de ces mécanismes, elle explique simplement comment démarrer ces apprentissages sans problème et comment les reprendre quand ils sont défectueux.

Les recherches de Madame Nuyts lui ont prouvé que la plupart des dysfonctionnements actuels sont liés à un apprentissage trop intuitif des fondamentaux : lecture, écriture, grammaire, calcul. Pour être conscientes lecture et écriture doivent partir de l’élément, le b.a.ba pour la lecture, la forme des lettres pour l’écriture. Il faut de plus que tous les apprentissages soient effectués en parlant, parce que c’est en parlant qu’on accède à la conscience. La conscience de ce qu’on voit, de ce qu’on fait, de ce qu’on ressent, de ce qu’on est. Sans parole effective ou intériorisée, on ne peut accéder à la réflexion.

C’est ainsi que Madame Nuyts a pu relier dyslexie et apprentissage global et silencieux chez certains enfants, par ailleurs très intelligents.